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Du lourd pour l’investissement !

Le Conseil municipal a adopté un budget qui place l’investissement au cœur de nos préoccupations et qui permet de tracer des perspectives d’avenir.

Les dépenses atteindront près de 30 millions € en 2019. L’engagement de consacrer plus de 100 millions € à l’investissement au cours du mandat est tenu.

La ville s’appuie sur un recours plus important à l’emprunt grâce à une gestion saine et à des taux très attractifs. L’encours de dette atteindra ainsi 820€/hab contre plus de 1400€/hab pour les villes de la même strate.

Il s’agit pour nous de conforter la place essentielle acquise par Villeneuve d’Ascq au sein de la métropole. La prospective pluriannuelle prévoit ainsi de réaliser près de 120 millions d’euros d’investissement entre 2019 et 2022.

De la reconstruction du Centre social Centre-Ville à l’extension du Palacium, de la construction de nouvelles écoles sur le Pont de Bois et la Maillerie à la rénovation de la Rose des Vents, de la construction de l’Astropole aux investissements sur les stades Théry et Beaucamp… OUI notre ville est en mouvement !

Victor BURETTE
Président du Groupe socialiste

Manipulation !

En 2017, le Gouvernement a dénoncé l’insincérité sur la situation des comptes publics.

Cette manipulation a été montée dans un seul but : mettre en œuvre une politique de casse sociale avec la baisse des APL, la diminution de plus de 30 % des contrats aidés et la baisse des crédits d’investissement pour les collectivités.

Le voilà rattrapé par la vérité des chiffres officiels. Ainsi, le déficit du budget de l’État s’est réduit de 1,3 Mds€ en 2017 pour atteindre 67,8 Mds€. Ce déficit correspond à ce qui a été voté en 2016 et est bien inférieur aux 74,1 Mds€ prédits par l’actuel Gouvernement.

Ce bon résultat résulte des bénéfices de la relance construite sous le précédent quinquennat : la croissance économique qui était de 0 % en 2012 a dépassé les 1,8 % en 2017 ce qui s’est traduit par plus de recettes fiscales.

Tout le contraire du budget 2018 du Gouvernement Macron/Philippe qui, selon une étude de l’OFCE, contribue à renforcer les inégalités : « les 5 % de ménages les plus aisés capteraient 42 % des gains » liés aux réformes. A cet égard, la suppression de la Taxe d’habitation apparait comme de la poudre de perlimpinpin !

Victor Burette
Président du Groupe socialiste

Quel impact du budget de l’Etat sur notre ville ?

Depuis 2012, l’Etat a assaini ses déficits (avec le retour à l’équilibre de la Sécurité sociale), est allé vers une fiscalité plus juste (avec 3 baisses d’impôts consécutives pour des millions de foyers populaires) et plus simple (prélèvement à la source), à sanctuariser nos services publics et la protection sociale.

Dans le même temps, les villes ont été contraintes de participer à cet effort.

Conformément aux engagements, la contribution au redressement des finances publiques pour les villes et les intercommunalités est divisée par deux en 2017 (de 2,06 à 1,03 milliards €).

Deuxième axe, la solidarité des territoires : la péréquation est renforcée à avec une hausse de 180 millions € de la dotation de solidarité urbaine et de 50 millions € pour la politique de la ville.

Troisième axe, sanctuariser l’investissement : Le fonds de soutien à l’investissement local – créé l’an dernier – atteindra 1,2 milliards € en 2017, soit une hausse de 200 millions €.

Alors que Villeneuve d’Ascq s’apprête à débattre de son budget pour 2017, ces nouvelles sont bienvenues.

Victor Burette
Conseiller municipal – Président du Groupe Socialiste

Financement de son programme, la droite confirme son amateurisme !

budgetQuand Monsieur l’expert en finances publiques fait mine de ne pas savoir ce qu’est l’épargne d’une collectivité locale !

Sur le blog de Madame BARISEAU, on peut lire les allégations suivantes et je cite : « l’épargne de la ville, c’est-à-dire les impôts locaux payés par nos chers concitoyens, va servir à financer non pas des dépenses d’équipement mais des charges de fonctionnement ».

Pourtant, la droite sait très bien que l’épargne, c’est le solde entre l’ensemble des recettes de fonctionnement (essentiellement les dotations et le produit de la fiscalité) et les dépenses de fonctionnement, (essentiellement le personnel, les subventions et les frais généraux, y compris les intérêts de la dette).

Légalement, ce solde est obligatoirement positif. Il sert à financer avec les emprunts, la section d’investissement, dont le remboursement de la dette en capital.

Vous ne pouvez donc pas dire que l’épargne de la ville servira à financer du fonctionnement, ni actuel ni à venir ! Et en tout cas dans les documents budgétaires qui nous sont donnés rien ne vous permet d’affirmer cela.

Cette manipulation des concepts n’a qu’un but : faire croire que la ville est mal gérée.

Ce qui aurait été honnête, c’est de dire que la préservation d’un bon niveau d’épargne est le fondement de la bonne santé financière d’une ville. Et cela vous oblige à admettre que la stratégie financière retenue par la ville est la bonne.

Pourquoi ?

  • depuis 2008 l’autofinancement est passé d’un peu plus de 5 millions d’euros à 8,5 millions aujourd’hui.
  • notre niveau d’épargne par habitant est nettement supérieur à la moyenne des villes de 50 à 100 000 habitants :

– notre épargne brute est de 135€ par habitant en 2014 contre 128€ au niveau national
– notre épargne nette, c’est-à-dire une fois remboursé les annuités de la dette est de 71€ par habitant en 2014 contre 5€ au niveau national.

La ville peut donc largement supporter une petite augmentation du recours à l’emprunt et dispose de bonnes marges de manœuvre pour les années à venir.

C’est cela qui permet cette année encore d’avoir des dépenses d’équipements en hausse : + 2,7%, soit presque 21 millions d’euros dans un contexte de pression sur les ressources.

Quand la droite tente de faire dire à la CRC ce qu’elle ne dit pas : une tentative grossière de manipulation !

En effet, la synthèse du rapport de la CRC commence ainsi « La situation financière de la commune de Villeneuve d’Ascq est équilibrée. La commune peut autofinancer environ un quart des dépenses d’investissement, et n’a pas de difficulté à rembourser le capital d’une dette aux risques maîtrisés. A court terme, elle devrait peu subir l’impact de la raréfaction de l’accès au crédit et de la réforme de la fiscalité locale.
Cet équilibre s’explique en grande partie par la maîtrise de l’évolution des effectifs et de la masse salariale, qui représente une part importante des dépenses de fonctionnement de la commune. »

Plus loin dans son rapport la CRC consacre une partie de son analyse aux perspectives d’évolution financière de la ville : son titre est révélateur « UNE SITUATION FINANCIÈRE STABLE » tout est dit !

Néanmoins, la CRC développe ensuite son analyse :

« La situation financière de la commune de Villeneuve d’Ascq45 est équilibrée. Le niveau de capacité d’autofinancement permet à la fois de contribuer au financement d’environ un quart des dépenses d’investissement et de rembourser le capital d’une dette non exposée aux risques des emprunts structurés. »

« Un faible impact prévisible de la raréfaction de l’accès au crédit et de la réforme de la fiscalité locale »

« Une analyse prospective portant sur l’exercice 2012 et les exercices suivants montre que la commune devrait peu subir l’impact de la raréfaction de l’accès au crédit et de la réforme de la fiscalité locale ».

Certes la chambre émet des critiques et des observations mais d’ordre technique et qui ne mettent pas en cause la qualité de la gestion municipale.

Quand la droite confirme son amateurisme sur l’absentéisme

Heureusement qu’elle précise qu’il s’agit d’un « calcul rapide« , au moins on sait dès le départ que ce n’est pas un calcul sérieux.

Mais encore une fois elle tente de faire endosser à la CRC son calcul, pour le moins baroque de faire dire à la CRC ce qu’elle ne dit pas !

En effet à aucun moment dans son rapport la CRC ne donne une évaluation financière du coût de l’absentéisme.

Quel est ce calcul, si rapide, fait par la droite :
Il s’agit d’une obscure conversion de journées de travail, en heures de travail dont elle évalue ensuite le coût horaire pour faire une nouvelle multiplication…
Vous suivez bien tout suivi? Non, ben tant pis vous n’en saurez pas plus…

Mais au moins le détail du calcul fait par la droite a le mérite de démontrer à quel point sa proposition est irréaliste.

Car la farce ne s’arrête pas là : on apprend ainsi qu’elle envisage le plus sérieusement du monde de ramener le taux d’absentéisme à 0 ! Rien que ça !

Comment : mystère et boule de gomme !

Car évidemment à part quelques belles paroles sur le bien être au travail :
– rien sur les moyens concrets d’empêcher les épidémies saisonnières de grippes ou de gastro d’atteindre Villeneuve d’Ascq,
– rien sur les moyens d’obliger à reprendre le travail pour les agents atteints de maladies de longue durée comme un cancer…

La droite se paye donc de mots, de promesse mais rien de plus !

Quand on n’a aucune précision sur tout le reste et que le flou règne en maitre !

Rien sur :
– Le coût du doublement de la police municipale,
– Le coût du recrutement des « ambassadeurs cadre vie »
– Le coût de fonctionnement de la vidéo surveillance…

C’est silence radio sur toute la ligne ! La vérité des chiffres embarrassait-elle la droite à ce point pour qu’elle élude le chiffrage précis de son programme ?

Si, tout de même une piste, mais là il faut se pincer pour vérifier que l’on ne rêve pas quand la droite propose des mutualisations de moyen entre police nationale et police municipale !

Quand la démagogie et les contrevérités continuent sur les impôts !

Faut-il rappeler à la droite que ce que paye chaque villeneuvois c’est un produit entre un taux et une base.

Or, si nos taux sont plus élevés que la moyenne nationale, ce n’est pas le cas de nos bases.

Au final ce qui compte ce n’est pas les taux, stables depuis 2007, mais bien ce que paye chaque villeneuvois.

Et là évidemment, on n’entend plus la droite. Puisque la vérité des chiffres, une fois de plus ne va pas dans son sens.

Alors rétablissons la vérité :

D’après le magazine « Capital », sur les 450 villes françaises les plus peuplées par ordre de fiscalité décroissante :

– Villeneuve d’Ascq arrive en 322ème place
– Valenciennes est en 209ème place,
– Marcq en Baroeul 24ème
– Saint Quentin dans l’Aisne 27ème.

Ces trois ces villes, sont pourtant administrées par les amis politiques de la tête de liste de la droite. Elles ont pourtant des impôts locaux plus élevés que les notre.

Parmi les villes de LMCU de plus de 10 000 habitants :
– sur 27 communes, 17 qui ont un taux d’imposition supérieur au notre et seules 9 un taux inférieur.
Les champions de la fiscalité sont 2 villes gérées par les amis politiques de l’UMP: Lambersart et Marcq-en-Baroeul. La première a le taux le plus élevé de la métropole et la seconde le produit par habitant le plus important.

Allons, rien de tout cela n’est sérieux, rien n’est crédible… Décidément Villeneuve d’Acsq mérite mieux que l’amateurisme de la droite !

Europe : changer de politique pour sortir de la crise !

223007625_7La Commission européenne vient de publier des chiffres accablants. 26,2 millions de personnes sont au chômage. 23,6 % des jeunes européens ne trouvent pas d’emploi. Près d’un ménage à bas revenus sur quatre est en situation de détresse financière. Quant au PIB de l’Union européenne, il était en recul de 0,5% au quatrième trimestre 2012. C’est le décrochage le plus important enregistré depuis le début de l’année 2009.

Le contexte économique et social ébranle la construction européenne. Sur le plan politique, l’Europe est également en grande fragilité avec la montée des candidats populistes et des partis d’extrême droite.

Les conservateurs ont réussi un vrai tour de force : faire détester l’Europe aux Européens, la rendre impopulaire, responsable des politiques d’austérité qu’ils ont eux-mêmes choisi d’imposer.

Dans cette crise majeure se joue l’avenir de l’Europe.

Dès son élection, François Hollande a engagé un bras de fer pour réorienter la construction européenne dans un Conseil européen largement dominé par les chefs d’Etat conservateurs et souvent eurosceptiques.

parlement_europeen_hemicycleTout récemment, le Parlement européen a lui-aussi fait entendre une voix discordante en rejetant le budget européen calamiteux, négocié entre les dirigeants nationaux et dénué de toute ambition. C’est un bon point qui change la donne. Une nouvelle alternative politique, économique et sociale est peut-être en train d’éclore.

D’autres batailles seront nécessaires pour remettre la croissance et l’emploi au cœur de la construction européenne. C’est un combat de longue haleine pour les socialistes.