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Disparition de Richard Gradel

Nous avons appris avec beaucoup de tristesse la disparition de notre ami et camarade Richard Gradel ce mercredi 11 novembre 2020.

Richard était un militant de longue date, certains diront « historique », du Parti socialiste. Un homme de gauche, un humaniste engagé qui voulait contribuer à changer la vie par ses engagements multiples.

On l’a un peu oublié parce que beaucoup d’entre nous l’ont connu alors qu’il était déjà diminué par la maladie, Richard Gradel a traversé la vie du Parti socialiste sur un demi-siècle.

Président des étudiants en Lettres au milieu des années soixante, il participe de la création et de l’animation de la Convention des Institutions Républicaines, la petite formation crée par François Mitterrand pour rebâtir la gauche. C’est à ce moment-là qu’il croise la route de Pierre Mauroy, dans le processus qui conduira au Congrès d’Epinay. Il ne le quittera plus, devenant le Conseiller du Premier Ministre pour les relations avec le Parlement, chargé des relations avec une majorité tumultueuse.

Longtemps militant dans une section de Lille, il a rejoint la section de Villeneuve d’Ascq où il avait reconverti ses activités militantes. Président du club de Hand-Ball, le HBCV du temps où celui-ci jouait dans la première division professionnelle.  

Il accompagna également le développement du Rugby Club Villeneuvois (RCV) et deviendra Président du Comité des Flandres de Rugby (actuelle Ligue des Hauts-de-France) qu’il installa durablement à Villeneuve d’Ascq. On lui doit quelques-uns des plus beaux souvenirs du Stadium Nord, quand l’entregent de Richard en avait fait un passage obligatoire de l’équipe de France.

A Marie Jo, l’infatigable militante, à ses trois enfants, Olivier, Coralie et Christophe, la section présente ses condoléances. Au nom des militants je veux dire notre peine et notre reconnaissance pour l’exemple donné et le travail accompli.

Victor Burette
Secrétaire de Section

BAISSE DES CONTRATS AIDÉS : DES SERVICES PUBLICS DE PROXIMITÉ EN DANGER

Communiqué commun du Groupe socialiste et du Groupe EPVA

Brutalement et sans concertation, le Gouvernement a décidé de supprimer 166 000 contrats aidés dès 2017 (293 000 contrats programmés contre 459 000 signés en 2016). Dans notre seule Région, 20 000 emplois seraient menacés pour la seule année 2017 et le mouvement devrait s’accélérer en 2018.

Cette décision va dégrader fortement le fonctionnement des services publics de proximité et la cohésion au sein de nos quartiers.

Cumulée à l’aggravation de la baisse des dotations et la suppression de nombreux crédits de paiement, cette suppression est un nouveau coup dur pour les collectivités en général et pour Villeneuve d’Ascq en particulier.

Rappelons-le, ces emplois aidés remplissent de nombreuses missions de service public. Ils sont utiles au quotidien pour nos concitoyens.

 A Villeneuve d’Ascq, les contrats aidés représentent 79 postes tous dispositifs confondus CUI-CAE, Emploi d’Avenir, Adultes-relais.

A ce jour, 52 postes en CUI-CAE sont pourvus dans les écoles, 10 contrats emploi d’avenir pour l’entretien des espaces publics et 2 contrats adultes-relais dans nos Maisons de quartier. Si le Gouvernement se désengageait demain de tous ces contrats, le surcoût pour la ville serait au minimum de 694 776€.

En cette semaine de rentrée, c’est l’école qui va faire les frais de cette décision du Gouvernement et en plus ce seront les plus fragiles qui seront impactés. D’ores et déjà 52 contrats CUI-CAE de la ville qui occupent des missions de sécurité aux abords des écoles, d’entretien ou de restauration scolaire sont concernés.

Du côté de l’Education nationale, la suppression de 20 000 emplois aidés montre déjà ses effets. De qui s’agit-il ? De personnes qui accompagnent au quotidien dans leur scolarité des enfants porteurs de handicaps mais aussi des Assistant(e)s de Directeurs d’Ecoles (AAD) qui sont une aide précieuse pour assurer un support logistique ou des missions de secrétariat. A l’école Chopin, les deux assistantes viennent d’apprendre qu’elles ne seront pas remplacées d’ici quelques semaines.

La diminution drastique des contrats aidés est également un coup porté au secteur associatif, notamment les associations d’éducation populaire, sportives, culturelles ou caritatives qui, non seulement sont créatrices d’emplois, mais participent à l’animation, à la vitalité et à la cohésion des territoires. Le cas de la Bouquinerie du Sart qui a dû mettre fin à ses projets d’embauches ou de renouvellements de contrats est là pour nous le rappeler.

Enfin, est-il besoin de mentionner que derrière les chiffres, cette décision brutale est d’abord désastreuse pour les bénéficiaires eux-mêmes ? Est-il besoin de rappeler au Gouvernement que ces politiques d’emplois aidés permettent de sortir du chômage des milliers de personnes qui n’auraient pas pu trouver un emploi sans ces dispositifs ? Est-il besoin de rappeler qu’avec cette décision, ces personnes retomberont brutalement à Pole Emploi ?

Une étude de la DARES* de mars 2017, contredit le discours selon lequel il s’agirait de dispositifs inefficaces en soulignant que 6 mois après la fin de leur contrat « 67 % des personnes sorties d’un CUI-CAE étaient en emploi » dont « 71 % embauchés en CDI », et que « 74 % des anciens bénéficiaires trouvent que le contrat aidé leur a permis de se sentir utile et de reprendre confiance ».

C’est pourquoi, le Groupe EPVA et le Groupe socialiste du Conseil Municipal de Villeneuve d’Ascq demandent au Gouvernement de revenir sur sa décision brutale, injuste et dangereuse.

Il en va de la pérennité de nos services publics de proximité, de la survie de nombreuses associations et du « droit au retour à la vie active » de dizaines de milliers de travailleurs.

Victor Burette, Président du Groupe socialiste
Sylvain Estager, Président du Groupe EPVA

 

* DARES Analyses de mars 2017 : Les contrats aidés : quels objectifs, quel bilan http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2017-021v2.pdf

Communiqué d’Audrey Linkenheld : Dimanche 13, je voterai pour la République

Il reste une chance infime d’empêcher Marine Le Pen de devenir Présidente de notre région. Il faut la saisir.

Je ferai dimanche mon devoir de citoyenne, en votant pour Xavier Bertrand, non pas par adhésion mais parce que quand l’essentiel est en jeu chacun doit prendre ses responsabilités.

Et l’essentiel, c’est de préserver notre République face au repli nationaliste et xénophobe. L’essentiel, c’est de protéger notre démocratie face aux dangers de l’autoritarisme et du populisme.

Dimanche 13, la femme de gauche que je suis votera pour le candidat de la droite républicaine pour faire barrage au Front national, pour éviter la catastrophe économique et sociale qu’il ne manquerait pas de provoquer dans notre région et pour rester fidèle à ma morale personnelle et à notre histoire collective.

C’est une question de valeurs. On ne peut dans ces circonstances s’en remettre aux autres. Tout doit être fait pour faire chuter l’extrême droite dans sa marche vers le pouvoir, dans notre région comme dans le pays.

Audrey LINKENHELD, Députée de la 2ème circonscription du Nord

Sécurité, à Villeneuve comme ailleurs, un peu de constance

Dans un article posté sur son blog le 28 novembre et repris dans la presse ce jour, Florence Bariseau aborde une fois n’est pas coutume la question de l’insécurité et de la délinquance à Villeneuve d’Ascq.

Si nous partageons l’inquiétude de nombreux citoyens et d’élus concernant l’augmentation des actes de délinquance et de malveillance sur la ville, nous ne pouvons qu’être surpris de cette nouvelle interpellation de la part de l’UMP.

Dans cet article qui reprend quasiment mot pour mot un autre article paru sur le blog du groupe alternatives-va.fr en juin dernier, Florence Bariseau continue la surenchère en proposant désormais une qualification de la ville en zone de sécurité prioritaire (ZSP).

Nous regrettons que Madame Bariseau n’est pas fait autant de zèle ces cinq dernières années, alors que sous la houlette de Nicolas Sarkozy, les forces de police et de gendarmerie perdaient 4 488 postes.

Localement, cette restructuration se traduit  sur le secteur de Villeneuve d’Ascq – Mons par un passage de 122 fonctionnaires de police en 2000 à 68 aujourd’hui. Les villeneuvois ne peuvent qu’en constater les conséquences : moins de présence sur le terrain, fermeture régulière du poste de police de la Cousinerie, augmentation des temps d’intervention, octroi de certaines missions à la police municipales… Il y a même des symboles comme la perte du Commissaire il y a quelques mois, reflet d’une police qui a vu ses effectifs de Commissaires et d’Officiers baisser de 15,4% depuis 2007 (moins 2180 emplois).

Sur la sécurité, comme sur les autres sujets, il faut avoir de la constance pour être crédible.

A l’époque, nous réclamions déjà l’augmentation des effectifs du Commissariat de Villeneuve d’Ascq et le Parti socialiste interpellait Nicolas Sarkozy pour que l’Etat continue à assurer le droit à la sécurité auquel chaque citoyen a le droit.

Dès son installation, le Gouvernement Ayrault a donné des gages qui vont dans ce sens en présentant la justice et la sécurité comme ses priorités. Avec un renforcement des effectifs en 2013, le ministère de l’intérieur comptera ainsi 2300 effectifs supplémentaires par rapport à ce qui aurait été si la RGPP initiée par la droite avait continué à s’appliquer.

A l’échelle locale, les choses commencent également à bouger avec désormais un soutien renforcé du Commissariat de Lille, des patrouilles de CRS et des brigades spécialisées telles que la BAC ou les Stups.

Aujourd’hui comme hier, nous sommes sur la même ligne et resterons vigilants pour qu’à l’avenir, notre ville puisse retrouver les effectifs de police auxquels elle a le droit, sans surenchère médiatique, ni instrumentalisation des faits divers.