Archives pour l'étiquette Ecole

Une école de la confiance ?

Expression du Groupe socialiste parue dans le magazine municipal La Tribune de juin 2019

Prenons le cas concret de nos écoles classées REP : Claude Bernard, Bossuet et Verhaeren. Les classes sont dédoublées en CP et CE1 mais en même temps un poste est supprimé au sein des écoles Verhaeren et Bossuet.

Résultat, les effectifs en CP et en CE1 sont réduits mais les effectifs des autres niveaux augmentent. Quel est le sens ?

En parallèle, le dispositif « plus de maitres que de classes » est supprimé alors qu’il permettait aux écoles de la souplesse, la capacité à construire des projets pédagogiques ambitieux et à accompagner certains élèves en difficulté.

Cerise sur le gâteau, notre ville connaitra à la prochaine rentrée 2 suppressions de classes dans des écoles qui déploient des dispositifs spécifiques. Pour Picasso c’est une ULIS et l’accueil d’une classe externalisée de l’IME Lelandais. Pour Chopin, il y aura le déploiement d’une unité innovante d’accueil des tout-petits présentant des troubles envahissants du comportement.

En parallèle, nos enseignants mobilisés pour défendre leur école sont victimes de courriers d’intimidation de la part de leur hiérarchie.

Vous avez dit confiance ?

Victor BURETTE
Président du Groupe socialiste

Education : une priorité nationale ?

Pour la prochaine rentrée, l’heure est aux calculs avec des fermetures de classe quand il n’y a plus assez d’élèves… ou plus assez d’enseignants.

A Villeneuve d’Ascq sont annoncées 3 fermetures en maternelle, 4 en élémentaire et le retrait d’1 « plus de maitres que de classes ».

Pourquoi fermer des classes ? Il s’agit de fournir les enseignants dédoubler les classes de CP et CE1 en réseau d’éducation prioritaire REP et REP+.

Cela agit comme un aspirateur à postes avec fermetures de classes, suppression de RASED (réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté), des postes « plus de maîtres que de classes », diminution du vivier des remplaçants en cas d’absentéisme et augmentation des effectifs dans les classes.

On déshabille Pierre pour habiller Paul, il suffit pour cela de voir la situation dans nos écoles.

Quelle conséquence ? La dégradation de la scolarisation et un grand perdant, les maternelles. La suppression de la scolarisation avant 3 ans voire des petites sections sont même envisagées.

La réalité rattrape ici les talents de communicants.

Victor BURETTE
Président du Groupe socialiste

L’UMP villeneuvoise veut passer les rythmes scolaires à la roulette russe !

blog -eleve n est pas un rythme scolaireEn vue du prochain Conseil municipal de Villeneuve d’Ascq, Florence Bariseau du groupe d’opposition Alternatives a déposé un vœu « pour l’organisation d’un référendum local sur les rythmes scolaires ».

Rien d’inédit… Il s’agit d’une demande politicienne des sections UMP qui sont minoritaires dans leur commune. La même initiative a été prise à Tourcoing, juste avant les vacances scolaires. L’UMP villeneuvoise ne fait que du copier-coller !

L’intérêt de l’UMP locale pour l’éducation est trop soudain pour être sincère… Etrangement, Florence Bariseau n’a jamais proposé d’organiser un référendum local lorsque le Gouvernement de M. Sarkozy fermait des classes ou supprimait des postes d’enseignants dans notre commune de Villeneuve d’Ascq !

A six mois des élections municipales, proposer un référendum local ressemble à une petite manœuvre de pré-campagne. Ce n’est pas vraiment joli de se faire une publicité personnelle sur le dos des enfants villeneuvois. C’est même assez cynique !

Le sujet est sérieux. Les rythmes scolaires ne vont pas se jouer à pile ou face !

Le référendum n’a jamais été un exercice intelligent. Il vise à trancher une question simple par oui ou par non. Sur la question des rythmes scolaires, ce n’est pas de préférence personnelle dont il s’agit mais de l’intérêt supérieur de l’enfant et du respect de son rythme biologique pour favoriser sa réussite scolaire. Une question autrement plus complexe qui mérite un peu de temps de réflexion.

Pour réussir à Villeneuve d’Ascq, la réforme nécessite une véritable concertation entre les acteurs de l’école. C’est ce à quoi s’est engagée Françoise Martin, Adjointe à l’Enseignement, et c’est de cette manière que nous pourrons trouver la meilleure organisation possible dans notre commune. Mais de cela, l’UMP s’en soucie-t-elle vraiment ?