Archives pour l'étiquette mémoire

Face à l’ignoble, faire vivre le devoir de mémoire !

Le 18 décembre dernier, l’ouverture du Conseil municipal s’est faite par une déclaration unanime pour dénoncer les propos ignobles d’un ancien SS ayant participé au massacre d’Ascq.

Dans une interview, il déclare ainsi « n’avoir ni regret ni remords » et poursuit « quand j’arrête des gens alors j’en suis responsable. Et s’ils cherchent à s’enfuir, j’ai le droit de leur tirer dessus. S’ils avaient l’esprit tranquille alors pourquoi prenaient-ils la fuite ? ». Il poursuit par des propos négationnistes.

Face à cela, notre devoir est de rappeler les réalités historiques et notamment celle du massacre d’Ascq dans la nuit du 1er au 2 avril 1944 : 86 hommes âgés de 15 à 76 ans, raflés au cœur de la nuit et exécutés sommairement.

C’est pourquoi, nous manifestons notre soutien aux demandes adressées par le Maire à la Chancelière allemande, au Président de la Commission européenne et au Président de la République pour que, elle et ils dénoncent sans retard ni réserves de telles déclarations.

Si nous voulons que l’histoire ne bégaye pas, il nous faut rester intransigeants et mobilisés !

Victor BURETTE
Président du Groupe socialiste

L’hommage scandaleux de Véronique Descamps au Président d’honneur du FN

250px-Jielbeaumadier_tertre_des_massacres_2006Dans son édition du 19 décembre 2013, La Voix du Nord rapporte que Mme Véronique Descamps a rendu « un hommage marqué » à M. Jean-Marie Le Pen lors de la visite de la Présidente du Front national.

Comment une candidate à la mairie de Villeneuve d’Ascq peut-elle saluer quelqu’un qui a réécrit et sali l’histoire de notre commune ?

En qualifiant en 2005 le massacre d’Ascq de « bavure », M. Le Pen, Président d’honneur du FN a insulté la mémoire des 86 Français assassinés par la 12ème Panzerdivision SS Hitlerjugend dans la nuit du 1er au 2 avril 1944.

Condamné définitivement par la justice pour contestation de crime contre l’humanité, M. Le Pen ne mérite aucun hommage, surtout pas dans notre ville martyre de Villeneuve d’Ascq associée dans l’horreur à celle d’Oradour-sur-Glane dans la loi éponyme de 1948.

M. Jean-Marie Le Pen n’est pas l’ami de Villeneuve d’Ascq. Un « personnage public »  comme Mme Descamps – puisque c’est ainsi que l’on qualifie désormais le détenteur d’un commerce sur la ville – devrait l’avoir compris et faire preuve de beaucoup plus de dignité dans le choix de ses hommages…

Mais le FN n’a pas changé, ses candidats non plus.

A côté de Marine Le Pen, en saluant le père, Mme Véronique Descamps a montré ce qui reste le vrai visage de la vieille extrême droite.

Chassez le naturel, il revient au galop…

Retrouvez ici la reprise du communiqué dans La Voix du Nord du 20/12/2013