Sécurité, à Villeneuve comme ailleurs, un peu de constance

Dans un article posté sur son blog le 28 novembre et repris dans la presse ce jour, Florence Bariseau aborde une fois n’est pas coutume la question de l’insécurité et de la délinquance à Villeneuve d’Ascq.

Si nous partageons l’inquiétude de nombreux citoyens et d’élus concernant l’augmentation des actes de délinquance et de malveillance sur la ville, nous ne pouvons qu’être surpris de cette nouvelle interpellation de la part de l’UMP.

Dans cet article qui reprend quasiment mot pour mot un autre article paru sur le blog du groupe alternatives-va.fr en juin dernier, Florence Bariseau continue la surenchère en proposant désormais une qualification de la ville en zone de sécurité prioritaire (ZSP).

Nous regrettons que Madame Bariseau n’est pas fait autant de zèle ces cinq dernières années, alors que sous la houlette de Nicolas Sarkozy, les forces de police et de gendarmerie perdaient 4 488 postes.

Localement, cette restructuration se traduit  sur le secteur de Villeneuve d’Ascq – Mons par un passage de 122 fonctionnaires de police en 2000 à 68 aujourd’hui. Les villeneuvois ne peuvent qu’en constater les conséquences : moins de présence sur le terrain, fermeture régulière du poste de police de la Cousinerie, augmentation des temps d’intervention, octroi de certaines missions à la police municipales… Il y a même des symboles comme la perte du Commissaire il y a quelques mois, reflet d’une police qui a vu ses effectifs de Commissaires et d’Officiers baisser de 15,4% depuis 2007 (moins 2180 emplois).

Sur la sécurité, comme sur les autres sujets, il faut avoir de la constance pour être crédible.

A l’époque, nous réclamions déjà l’augmentation des effectifs du Commissariat de Villeneuve d’Ascq et le Parti socialiste interpellait Nicolas Sarkozy pour que l’Etat continue à assurer le droit à la sécurité auquel chaque citoyen a le droit.

Dès son installation, le Gouvernement Ayrault a donné des gages qui vont dans ce sens en présentant la justice et la sécurité comme ses priorités. Avec un renforcement des effectifs en 2013, le ministère de l’intérieur comptera ainsi 2300 effectifs supplémentaires par rapport à ce qui aurait été si la RGPP initiée par la droite avait continué à s’appliquer.

A l’échelle locale, les choses commencent également à bouger avec désormais un soutien renforcé du Commissariat de Lille, des patrouilles de CRS et des brigades spécialisées telles que la BAC ou les Stups.

Aujourd’hui comme hier, nous sommes sur la même ligne et resterons vigilants pour qu’à l’avenir, notre ville puisse retrouver les effectifs de police auxquels elle a le droit, sans surenchère médiatique, ni instrumentalisation des faits divers.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *