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L’UMP villeneuvoise veut passer les rythmes scolaires à la roulette russe !

blog -eleve n est pas un rythme scolaireEn vue du prochain Conseil municipal de Villeneuve d’Ascq, Florence Bariseau du groupe d’opposition Alternatives a déposé un vœu « pour l’organisation d’un référendum local sur les rythmes scolaires ».

Rien d’inédit… Il s’agit d’une demande politicienne des sections UMP qui sont minoritaires dans leur commune. La même initiative a été prise à Tourcoing, juste avant les vacances scolaires. L’UMP villeneuvoise ne fait que du copier-coller !

L’intérêt de l’UMP locale pour l’éducation est trop soudain pour être sincère… Etrangement, Florence Bariseau n’a jamais proposé d’organiser un référendum local lorsque le Gouvernement de M. Sarkozy fermait des classes ou supprimait des postes d’enseignants dans notre commune de Villeneuve d’Ascq !

A six mois des élections municipales, proposer un référendum local ressemble à une petite manœuvre de pré-campagne. Ce n’est pas vraiment joli de se faire une publicité personnelle sur le dos des enfants villeneuvois. C’est même assez cynique !

Le sujet est sérieux. Les rythmes scolaires ne vont pas se jouer à pile ou face !

Le référendum n’a jamais été un exercice intelligent. Il vise à trancher une question simple par oui ou par non. Sur la question des rythmes scolaires, ce n’est pas de préférence personnelle dont il s’agit mais de l’intérêt supérieur de l’enfant et du respect de son rythme biologique pour favoriser sa réussite scolaire. Une question autrement plus complexe qui mérite un peu de temps de réflexion.

Pour réussir à Villeneuve d’Ascq, la réforme nécessite une véritable concertation entre les acteurs de l’école. C’est ce à quoi s’est engagée Françoise Martin, Adjointe à l’Enseignement, et c’est de cette manière que nous pourrons trouver la meilleure organisation possible dans notre commune. Mais de cela, l’UMP s’en soucie-t-elle vraiment ?

Face aux forces de l’argent : tenir bon

En 71 au congrès d’Epinay, François Mitterrand mettait en garde les socialistes contre les forces de l’argent. Il évoquait « l’argent qui corrompt » et « qui pourrit jusqu’à la conscience des hommes ».

Rien ne pourrait mieux dire la vérité dans la période actuelle. 

L’argent est roi dans notre société.

Ce qui choque dans la société, choque encore plus dans la politique dont l’honneur est d’échapper à la corruption ou aux conflits d’intérêts. Oui à la moralisation annoncée par le Président de la République. Il faut marquer une rupture avec le quinquennat précédent et avec la droite qui proposait encore la semaine dernière de voter une loi d’amnistie des exilés fiscaux.

Car les cinq années au pouvoir de Nicolas Sarkozy sont une vraie caricature : l’indépendance de la justice a été sérieusement écornée alors que les affaires n’ont jamais été aussi graves et nombreuses…

Aujourd’hui, il y a enfin la volonté de lutter contre les « dérives de l’argent, la cupidité et la finance occulte » selon les mots de François Hollande.

La politique n’est pas la seule concernée… Les élus ne sont pas moins honnêtes que les citoyens !

C’est toute la société qui doit changer. Le mur de l’argent n’est pas tolérable. La lutte contre la fraude, l’évasion et les paradis fiscaux doivent être des priorités. Les lignes commencent d’ailleurs à bouger. Le Luxembourg s’apprêterait à lever partiellement le secret bancaire… La Gauche doit tenir bon.

 

 

 

 

Sécurité, à Villeneuve comme ailleurs, un peu de constance

Dans un article posté sur son blog le 28 novembre et repris dans la presse ce jour, Florence Bariseau aborde une fois n’est pas coutume la question de l’insécurité et de la délinquance à Villeneuve d’Ascq.

Si nous partageons l’inquiétude de nombreux citoyens et d’élus concernant l’augmentation des actes de délinquance et de malveillance sur la ville, nous ne pouvons qu’être surpris de cette nouvelle interpellation de la part de l’UMP.

Dans cet article qui reprend quasiment mot pour mot un autre article paru sur le blog du groupe alternatives-va.fr en juin dernier, Florence Bariseau continue la surenchère en proposant désormais une qualification de la ville en zone de sécurité prioritaire (ZSP).

Nous regrettons que Madame Bariseau n’est pas fait autant de zèle ces cinq dernières années, alors que sous la houlette de Nicolas Sarkozy, les forces de police et de gendarmerie perdaient 4 488 postes.

Localement, cette restructuration se traduit  sur le secteur de Villeneuve d’Ascq – Mons par un passage de 122 fonctionnaires de police en 2000 à 68 aujourd’hui. Les villeneuvois ne peuvent qu’en constater les conséquences : moins de présence sur le terrain, fermeture régulière du poste de police de la Cousinerie, augmentation des temps d’intervention, octroi de certaines missions à la police municipales… Il y a même des symboles comme la perte du Commissaire il y a quelques mois, reflet d’une police qui a vu ses effectifs de Commissaires et d’Officiers baisser de 15,4% depuis 2007 (moins 2180 emplois).

Sur la sécurité, comme sur les autres sujets, il faut avoir de la constance pour être crédible.

A l’époque, nous réclamions déjà l’augmentation des effectifs du Commissariat de Villeneuve d’Ascq et le Parti socialiste interpellait Nicolas Sarkozy pour que l’Etat continue à assurer le droit à la sécurité auquel chaque citoyen a le droit.

Dès son installation, le Gouvernement Ayrault a donné des gages qui vont dans ce sens en présentant la justice et la sécurité comme ses priorités. Avec un renforcement des effectifs en 2013, le ministère de l’intérieur comptera ainsi 2300 effectifs supplémentaires par rapport à ce qui aurait été si la RGPP initiée par la droite avait continué à s’appliquer.

A l’échelle locale, les choses commencent également à bouger avec désormais un soutien renforcé du Commissariat de Lille, des patrouilles de CRS et des brigades spécialisées telles que la BAC ou les Stups.

Aujourd’hui comme hier, nous sommes sur la même ligne et resterons vigilants pour qu’à l’avenir, notre ville puisse retrouver les effectifs de police auxquels elle a le droit, sans surenchère médiatique, ni instrumentalisation des faits divers.